Tanger : le déploiement du Groupement sanitaire territorial mis à l’épreuve
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Le déploiement du groupement sanitaire territorial dans la région de Tanger‑Tétouan‑Al Hoceima, désignée comme zone pilote, suscite des interrogations. Selon le Syndicat national de la santé publique (SNSP), affilié à la FDT, plusieurs difficultés administratives et financières viendraient perturber cette transition. Faut‑il dès lors convoquer un dialogue tripartite urgent ?
Dans une requête adressée au ministre de la Santé, le SNSP évoque des points sensibles : versement d’indemnités et d’arriérés, gestion des postes, organisation interne, centralisation des salaires, parcours professionnels, régularisation des transferts et fusions. Autant de dossiers qui, selon le syndicat, nécessitent une clarification immédiate.
Mais la question se pose : ces difficultés sont‑elles inhérentes à la mise en place d’un modèle inédit, ou traduisent‑elles un manque de préparation institutionnelle ? Le syndicat insiste sur la nécessité de définir des mécanismes clairs pour motiver et valoriser les ressources humaines, et garantir l’égalité de traitement avec les fonctionnaires de l’administration centrale.
Pour répondre à ces préoccupations, le SNSP appelle à une réunion tripartite urgente réunissant le ministère, l’administration générale du groupement et les instances syndicales. Objectif affiché : ouvrir un dialogue institutionnel, évaluer les enjeux et définir des mesures concrètes. Mais cette réunion aura‑t‑elle lieu ? Et permettra‑t‑elle de lever les inquiétudes des professionnels ?
Le syndicat fonde ses demandes sur un cadre légal précis : loi 08‑22, décret 2.25.547 fixant la date de mise en œuvre, décret 2.24.226 sur le statut‑type des professionnels de santé, ainsi que l’accord du 23 juillet 2024 entre gouvernement et syndicats. La FDT rappelle que la réussite du chantier dépend du respect des droits et de la stabilité des professionnels.
En définitive, la question reste ouverte : le déploiement du groupement sanitaire territorial est‑il une avancée vers une meilleure coordination des soins, ou un chantier fragilisé par des tensions administratives et sociales ? Le syndicat, en tout cas, appelle à un dialogue pour éviter que l’expérience pilote de TTAH ne devienne un terrain de crispation.